Crédits immobiliers : va-t-on vers la fin des taux fixes ?

Les crédits immobiliers n’ont pas cessé de baisser ces derniers temps au grand bonheur des petits comme des grands investisseurs et au grand dam des banques ! Face à cela, la Banque de France veut se lancer dans une chasse aux sorcières en mettant en garde les institutions françaises sur les risques encourus si ceux-ci  n‘imposent pas des taux variables à leurs clients au lieu des taux fixes. Les emprunts à taux fixes représentant 90%, soit la majeure partie des nouveaux crédits immobiliers souscrits, feront l’objet d’une attention particulière voire même de nouvelles mesures de la part de la Banque de France.

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Pourquoi la Banque de France veut plus de taux variables et non des taux fixes ?

Le grand risque que les banques redoutent tant est, en toute logique, le possible remonté des taux d’intérêts. Les crédits à taux fixes que les banques octroient sont moins bien intéressantes que les crédits à taux variables pour les banques elles mêmes. En effet, si les taux d’intérêts augmentent énormément les banques risqueraient de faire faillite, et seraient confrontées à de graves problèmes financiers, on ne serait pas loin d’un scénario catastrophe. Les marges des banques se verront être dans le rouge avec les remboursements des clients. D’ où la crainte de la Banque de France de Bale. Pourtant, en France, les taux fixes sont très largement « liés » aux mœurs des clients.

Quelle serait alors la solution pour remédier à la banqueroute ?

La première mesure qui est sans doute la plus simple et la moins coûteuse à prendre serait de promouvoir les prêts à taux variables au lieu des taux fixes. Une autre solution serait le renforcement les fonds propres des banques ou encore l’augmentation des couvertures pour pallier au risque des marges négatives. Ces deux dernières solutions sont toutefois assez coûteuses dans leur mise en œuvre pour les banques.

Avec un contexte de baisse généralisée des prix dans le domaine de l’immobilier La banque de France voudrait la fin des prêts à taux fixes. Les français sont pourtant réticents quant au bouleversement de leurs pratiques financières. Affaire à suivre.